Hypothèses

 
UNE HYPOTHESE POUR CHAQUE SIECLE

(en cours d'élaboration)

 La cave aux sculptures de Dénézé ne livrera pas facilement ses secrets. Elle traverse les siècles en demeurant très mystérieuse...

D'elle même , que nous offre-t-elle ?

  • Ses sculptures ou images, des scènes coutumières représentées, des vêtements et de rares accessoires.
  • Ses dates : 1648, 1633, 1634 et, sur une tête sculptée, un 1740 très incertain. Si cette dernière date s'avérait authentique, on pourrait en déduire que les sculptures (ou une partie) existaient en 1740...
  • Ses fours et son puits (dans lequel étaient enfouies des poteries vernissées) détiennent probablement des détails caractéristiques pouvant aider à la datation
  • Ses graffitis (Pollé et François Moron particulièrement).
  • Toutefois, si certains éléments de la cave peuvent être datés, cela n'implique pas nécessairement la date de la création des sculptures.

     

    Les archives nous livrent peu d'indices :

    On y trouve plusieurs fois la mention "cave des Mousseaux " mais elle demeure imprécise, car de nombreuses caves ont toujours existé sous le village des Mousseaux

    La mention "cave sous le clos de vigne de la cure " est bien plus intéressante, car elle limite le champ des recherches. Ces caves sont citées à plusieurs époques, avec leurs propriétaires ou habitants :

    -1657 : Charles Deléon et les héritiers de Jean Durant

    -1709 : Pierre Pellé et René Debré

    -1722 : Julien Debray (fils de René), lequel ferme une cheminée et en ouvre une autre.

    -1752 : Antoine Pellé qui possède une cave à cheminée et d'autres caves.

    -1778 : Inventaire après décès du curé Mathieu Chastelain par le notaire Louis CARRYS, descente dans les caves de la cure.

    A une époque difficile à dater, un passage a été crée permettant l'accès à la cave, par le presbytère.

    Christophe Lointier, l'un des curés de St Jean de Dénezé, a un rôle important dans la paroisse de 1650 à 1689. A la même époque, des maçons et maîtres tailleurs de pierres sont liés soit à la fabrique de la paroisse (l'équivalent du conseil municipal de la république ) soit au voisinage de la cave (familles Hubault et Perdrieau).

    Les différents fermiers de la cure, régisseurs des terres, qui se succédèrent (ils sont recensés de 1669 à 1779) ont accès aux caves de la cure. René Philippon se voit attribuer, en 1775, un lot de 120 bouteilles rangées dans un caveau dépendant de la cure.

     

    Les premières certitudes :

    Pendant la révolution, des caves du presbytère sont transformées en atelier de salpêtre, pour la fabrication de poudre à canon.

    En 1791, Auguste Grignon du Moulin rachète les propriétés de la cure et du prieuré. Le clergé conserve toutefois le presbytère ainsi qu'une parcelle de 440 ares dans le "petit clos de vigne de la cure ", probablement la parcelle correspondant au périmètre de la cave aux sculptures.

    A quelle époque survient l'effondrement naturel ou artificiel ?

    Aucune trace dans les archives étudiées. Il a lieu postérieurement à la réalisation des sculptures et les protège, tandis qu'en surface, le fondis devient un talus boisé. Les dimensions des arbres coupés ou arrachés vers 1976 pourraient peut-être aider à la datation de l'effondrement.

     

    Finalement, l'existence des sculptures n'est mentionnée que vers 1860 par Célestin Port qui publie en 1876 son dictionnaire historique et géographique du Maine et Loire


  •  AVERTISSEMENT

    Vous trouverez ci-dessous les hypothèses les plus élaborées connues à ce jour. Elles vous sont présentées dans l'ordre chronologique des datations proposées. Nous avons synthétisé chacune d'elle en quelques lignes pour en faciliter la lecture, sans en privilégier une par rapport aux autres. Certaines vous paraîtront sérieuses et crédibles, d'autres farfelues peut-être... Aucune à ce jour n'a pu être historiquement prouvée.

    A terme, chaque extrait pourra renvoyer à la version complète. En attendant, si l'une d'elles vous intéresse plus particulièrement, n'hésitez pas à nous contacter.

    Bonne lecture.

 


  • HYPOTHESE ALBERT HERON

    Coordinateur des fouilles en 1974-1975

     

    TEMPLE ET CULTE PAIEN ORIGINE TRES ANCIENNE

 

Temple souterrain dans lequel deux cultes anciens sont évoqués :
  • Culte de guérison et de fécondité, autour du puits, lieu de source. Ici, les figurines représentent la progression de la vie : fiançailles, mariage, naissance. Là, elles illustrent des infirmités et sans doute des activités de rebouteux : une épaule qu'on remet en place, un pied boîteux qu'on va guérir. L'eau,qui contient du soufre, pouvait avoir des propriétés thérapeutiques.

 

  • Culte au dieu païen de la vigne et du vin. L'étymologie de Dénezé-sous-Doué :Dionisiacum. Toponyme gallo-romain formé du nom d'origine grecque Dionysos et du suffixe Acos, soit « le domaine de Dyonisos » peut suggérer qu'on ait rendu en ce lieu un culte au dieu du vin.


    HYPOTHESES RAYMOND MAUNY

    Professeur à la Sorbonne

    Formulation en 1967, au vu des premières découvertes

      

    CONVENTICULE HERETIQUE ou…FANTAISIE XII° au XVI°siècle

    Etude effectuée en 1967, sur les sculptures du « puits aux sculptures » de Jeanne et Camille FRAYSSE, et de la grande frise Sud, découverte en 1963 par le Dr GRUET ; présentée au symposium de Cordes en 1967, et publiée en 1973 dans Archeologia.Les sculptures qui ont suscité ses hypothèses sont numérotées sur ce site de B37 à C61.

     

    Au départ il y aurait l'existence d'un souterrain-refuge, moins caractérisé que dans la région centre-ouest, aménagé aux XII°-XIII°siècles, jusqu'au XVI°siècle (voir les feuillures), puis l'exploitation de carrière de tuffeau.

    Ensuite:

  • soit l'hypothèse de sculptures d'inspiration religieuse, réalisées à deux périodes: -XIII°siècles, avis de M BROENS sur le conventicule hérétique, et XVI°siècle. L'inspiration est certes religieuse mais les croyances et pratiques magiques ne sont pas exclues. Des sectes hérétiques pratiquant initiations et orgies ,avec évocation possible de meurtres d'enfants.

 

  • soit l' hypothèse des fantaisies d'un paysan, carrier-vigneron égrillard inspiré par Rabelais dans une cave, à la période du Moyen-Age finissant ou à la Renaissance.

     

    Raymond MAUNY nous livre, en outre 3 remarques intéressantes :

    -M ENGUEHARD, Architecte départemental des Monuments Historiques, date les fours (ogive) et la coiffure de la grande femme de la fin XV° ou XVI°siècle.

    -cette imagerie d'art populaire possède une analogie de thème avec Royston Cave située dans la région de Cambridge au nord de Londres (Herts Angleterre).

    -sur l'une des sculptures - C61- est gravée une date (1)740, qui constitue un fort utile terminus post quem, autrement dit, cette date est postérieure à la création de la sculpture.

     


    HYPOTHESE ANNIE BRETHON - DANIEL LIST

    Conservateurs du site pendant 20 ans

     

    XVIème siècle

    Hypothèse de Daniel LITZ et Annie BRETHON basée sur une interprétation des sculptures:

    une confrérie de tailleurs de pierres sculpte dans la pierre de tuffeau les événements politiques de leur temps : les guerres de religion et donnent des indices de leur époque :

    le port du caleçon chez la femme, importé d'Italie par Catherine de Médicis,

    la barrette de veuvage de Catherine de Médicis à la mort d'Henri II,

    la "fraise" : col porté à cette époque.

    les instruments de musique représentés dans la cave,

    un Indien vivant en Anjou.

     

    A Dénézé, existe-t-il des tailleurs de pierres ?

     

    C'est un témoignage d'art populaire, non officiel, destiné à quelques initiés, tenu secret aux yeux des autorités pendant toute une période troublée, et demeuré dissimulé jusqu'à nos jours.

     

    Voici le contexte socio-économique proposé par les auteurs de l'hypothèse :

    Les tailleurs de pierre (les « carryeux » des Mousseaux) extraient du sous-sol un tuffeau compact et tendre à travailler, qui fournit une excellente pierre à bâtir.Au début de la Renaissance, le bourg de Dénezé et le village des Mousseaux sont en pleine expansion, mais les troubles liés aux guerres de religion dévastent la région.Le bourg de Dénezé est détruit entre 1567 et 1569.Il n'en subsistera que l'église et le cimetière.

     

    Les Mousseaux de Dénezé forment une communauté originale, au sein de laquelle une œuvre unique en son genre a pu être créée et préservée secrètement grâce à la complicité collective du village.

     

    Le site a dû contenir des milliers de sculptures.Plus ou moins caricaturales, elles s'enchevêtrent dans des frises truculentes.De nombreuses femmes, des hommes dans des postures parfois obscènes, avec des faciès évoquant mongols, négroïdes, indiens, turcs …Certains corps semblent disproportionnés, en fait le véritable relief ne se révèle que de nuit à la lueur d'une bougie, la statuaire paraît alors beaucoup moins maladroite.

     

    Rien dans le style n'évoque la maîtrise de la statuaire de la Renaissance.En l'absence de toute référence écrite et de mobilier datable, les auteurs sont partis des éléments sculptés :

    • haut de chausse valois, fraise, vertugadins, et deux accessoires de coiffure: l'attifet et le ruban ou la pointe de veuvage,reflètent la mode du XVI°siècle
    • l'espoitrinement valois, dénudant les seins, mode en vigueur à la cour du roi Charles IX
    • le caleçon féminin introduit en France par Catherine de Médicis
    • les instruments de musique de la Renaissance

     

    Les auteurs affirment que les occupants de cette loge souterraine étaient des maçons et des tailleurs de pierre.Ils vivaient en communauté et devaient pratiquer sous terre un rituel initiatique secret, comme de nombreuses confrairies de métier.

     


    HYPOTHESE DIABLERIES DE DOUE ET CARNAVAL

    Hypothèses de Patrick Saletta, également défendue par Anne Godet, reprenant les observations de Patrick Piboule

     

    XVIème et début XVIIème siècle

    Le Carnaval

    "Nous sommes au tout début du XIIème siècle, et les hommes du village de Dénezé se préparent depuis quelques semaines pour les grandes fêtes de la ville."

    On retrouve dans les personnages sculptés des symboles carnavalesques : les processions, l'allaitement, le souffle, les plumes d'oiseau.

    A Dénézé : proche du village, dans la région, Rabelais écrit son oeuvre. Il parle des diableries de Doué (distante de quelques kilomètres) que l'on retrouve dans le "quart livre" : chapitre 3, chapitre 4, chapitre 13, chapitre 52.

     

    Dans un article paru dans la revue Subterranea n°14 en 1975, Patrick PIBOULE mentionne l'importance des « jeuz de Doué » dans l'œuvre de Rabelais.. Ainsi s'expliqueraient les thèmes différents des frises sculptées : une interprétation de la Passion, spectateurs s'adonnant à des activités érotiques, musiciens dans une procession de diables mêlant « tant joueurs que spectateurs ».

     

    Ceci fait référence à des œuvres rabelaisiennes publiées entre 1546 et 1552.

     

    Pourquoi de telles sculptures dans une cave? L'Eglise et la Monarchie indulgentes pour l'érotisme et la paillardise en début de siècle, reprennent bientôt leur lutte contre l'hérésie (création d'une Chambre ardente, interdiction de la représentation des mystères). Il est possible que les jeuz de Doué supprimés, l'on ait continué à représenter une parodie de la Passion et que l'on ait, à cette occasion sculpté les frises de la cave des Mousseaux.

     

     

    Patrick SALETTA situe, un peu plus tard, cette scène sortie de son imaginaire.

    « Nous sommes au début du XVII°siècle, et les hommes du village de Dénezé se préparent depuis quelques semaines pour les grandes fêtes de la ville de Doué.« Il n'y a pas plus hideux qu'un diable de Doué » dit le dicton. Les diables de tout le pays y viendront préparés, de Loudun, de Poitiers, et des villages alentours. La fête promet d'être bien joyeuse et les filles appétissantes.Dans la cave des diables, on s'affaire bon train pour préparer les déguisements, converser et en rire d'avance.

    Histoire à dormir debout ou vision personnelle des lieux ? Cette cave aux sculptures me donne une sensation de joie et de Rabelaisie. Quel qu'ait été le sculpteur, ce devait être un bon diable ! »

     


    ART POPULAIRE LIE A LA VIE PAROISSIALE

     

    XVIIème siècle

    Epoque où l'on conteste la religion catholique. Urbain GRANDIER, prêtre, aumônier d'un couvent de religieuses, est brûlé vif à Loudun. Dans l'ouvrage d'Aldous HUXLEY qui lui est en partie consacré, " Les diables de Loudun ", on cite " les confessions " de J.Jacques BOUCHARD, prêtre lui aussi : scènes de masturbations collectives sous l'égide du religieux, pendant les cours de catéchisme. Des prêtres, en ce temps, font, souvent, " oeuvre de libertinage ", d'après " L'histoire des catholiques " de François LEBRUN.

     

    A Dénézé : il ne faut pas oublier que la cave aux sculptures est située sous le clos de vigne de la cure.

    Y a-t-il des tailleurs de pierres ? Et sont-ils liés à la paroisse ?

    Des dates sont inscrites dans la Caverne , sculptées dans la pierre : 1633- 1634- 1648.

    Dans les textes d'archives, on peut retrouver que, en 1680, Pierre PERDRIAU est maçon, en 1668, Charles HUBAULT est maître maçon, tailleur de pierre et très lié à la Fabrique (conseil paroissial qui, à l'époque, présentait autant d'importance que le conseil municipal actuel). Il sait signer.

    En 1693, Pierre PELE est procureur de fabrique.

    En 1659, Guillaume BOIVIN est prieur à Dénézé. Le prieuré se trouve auprès de l'église paroissiale. On peut voir, gravé dans une pierre : OIVIN et auprès, 1648.

    En 1677 et 1692, deux salpêtriers vivent au Mousseau : Pierre CORBINEAU et Jean MINGNENEAU, or le salpêtre est extrait des caves humides que l'on gratte pour fabriquer, ensuite, de la poudre à canon.

    En 1699, René DUCHAMP et René GREGOIRE sont maçons et vivent aux Mousseaux

     


    ŒUVRE DE FRANCS-MAÇONS

     

    XVIIIème siècle

     

    Les Francs-maçons, société de gens d'élite et relativement secrète, créent une loge à Doué la Fontaine. Elle se fait remarquer par son extrême activité et la franche rigolade qui anime les rencontres ; en effet, on y joue de la musique, on s'exerce à la comédie.

    Quelques-uns, parmi les membres de la Loge habitent Dénézé : les villages de Beauvais, de Varannes. On pourrait imaginer des cérémonies dans un monde souterrain.

     

  • A Dénézé :

    Quelques membres de la loge de Doué-la-Fontaine:

    Falligan est procureur de la commune. Bineau, un autre nom, est fermier de la cure (1709)

    1781- Pelletier, maître en chirurgie, à Doué, et membre actif de la Loge, apparaît dans un testament, il exerce sa fonction à Dénézé.

    1782- René Merceron est marchand au pont de Varannes

    Un Besson fils est cité. Or, les Besson seront liés aux Chartrains.

  • Les habitants du Mousseau :

    Jean Bompoist, mari de Marie Moron a ses parents qui vivent au dessus des caves de la cure.

    En 1780, Jeanne Agnée, du Mousseau, déclare devant le notaire, qu'elle peut prouver la mauvaise conduite et le libertinage de son fils, François Coiffard.

    En 1776, Cotelle est prieur de Dénézé. Il existe (C.Port) un sculpteur Cotelle qui travaille à St Just des Verchers et un Cotelle allié de la famille Pelletier.

    Les Pelletier peuvent apporter des indices. Ce sont 2 frères, prêtres, cités par Bodin (histoire de Saumur) ; L'un d'entre eux dit avoir trouvé dans sa propriété deux têtes, provenant d'un temple antique.

  • Les maçons et tailleurs de pierres :

    André Perdriau en 1722, un autre André Perdriau en 1782.

    Nicolas Gamichon et Pierre Leroy.

    Pierre Phelippon est salpêtrier (1754 et 1779). Il est lié à René Phelippon, fermier de la cure, qui s'occupe du vin dans la cave et qui deviendra procureur de la fabrique en 1784

     


    ATELIER DE SALPETRE PENDANT LA REVOLUTION

     

    Fin du XVIIIème siècle

     

    Pendant la Révolution de 1789, la cure est vendue comme bien national.

    On y installe un atelier de salpêtre. Trois hypothèses peuvent être évoquées :

  • Les ouvriers qui grattent les murs des caves connaissent le lieu, il est sculpté, c'est une cave sèche, donc sans dépôt de salpêtre ; ils n'y touchent pas et le respectent.
  • Le lieu est en partie effondré, empli de gravats; les sculptures sont couvertes de salpêtre, les ouvriers en grattent une partie, tendant déjà à une destruction de l'oeuvre.
  • Le lieu est totalement effondré, ils n'y ont pas du tout accès.

     

    Dans la cave, une date est gravée dans la pierre : 1740 (sur une tête sculptée)

    Au XVIIIème siècle, peu de temps avant la Révolution, les curés de paroisse se révoltent contre l'autorité religieuse, ils deviendront les prêtres jureurs de l'époque révolutionnaire; ils n'ont plus la réputation de libertinage du XVII ème, mais manifestent une grande aisance de moeurs vis à vis de la femme.

     


    ATELIER DE SCULPTURE

     

    XIXème siècle

     

    Epoque de grande restauration des édifices religieux; on en répare et on en construit de nouveaux.

    Des apprentis apprennent dans les caves à reproduire les chapiteaux romans, riches en gargouilles, singeries et autres vilenies.

     

    Dénézé, dans le Douessin, est l'une des rares caves d'extraction du tuffeau. Ailleurs, on extrait la pierre coquillère ou falun. Il est donc facile de s'exercer dans la pierre tendre et de là...

    Des sociétés secrètes se retrouvent en cave, pendant ce siècle, comme par exemple "la Marianne", dont les rites d'initiation peuvent rappeler certains gestes sculptés dans la pierre de la cave;

    Les sociétés secrètes, très surveillées par la police au XIXème apparaissent dans les rapports. Or...

     

    1876

    Le dictionnaire historique de Celestin Port est imprimé. On trouve là, pour la première fois, la description d'une infime partie de ce qui sera, dans la deuxième partie du XXème, la Cave aux Sculptures.

    •  " Au village du Mousseau existent des caves curieuses mais que malheureusement des murs interceptent par suite du morcellement des propriétés. J'y ai vu, dans la partie qui dépend de la cure, toute une imagerie découpée en plein tuffeau, notamment une femme colossale assise, et à côté, mais d'une main différente, deux autres personnages et une croix, le tout, ce me semble, bien moderne, tout au plus du XVIIème s."


    L'AVIS DE PROFESSIONNELS…

     

    Patrice LEFORT, tailleur de pierre

     

  • Le puits date probablement du bas Moyen-Age, antérieurement aux sculptures. La descente de ce puits s'est faite avec la technique ancestrale des perreyeux; les blocs de pierre ont été récupérés pour servir à la construction

     

  • Les fours semblent construits après les sculptures, en considérant l'appui des pierres sur les personnages. L'idée de construire des fours est certainement liée à la présence du puits afin de cuire le pain du hameau. Il est probable aussi que les arcs et les consolidations aient été créés en même temps que les fours.

     

  • L'effondrement des voûtes est naturel et non provoqué :il faut d'ailleurs veiller à l'état des voûtes des salles voisines.

     

  • Les sculptures ont entre elles ressemblances et similitudes: elles peuvent avoir été réalisées par un seul homme instruit et inspiré, peut-être un membre du clergé car ayant les qualités requises: courage, instruction, habileté.

     

  • Le portail de l'église Saint Jean comporte des visages en modillon sur la corniche, qui ressemblent à ceux de Nantilly datant du XII°siècle. Il est probable que les tailleurs de pierre s'en soient inspiré.

     

     

    plusieurs psychologues

  • Un ou deux exécutants (hommes) probablement. On retrouve les stades caractéristiques de la personnalité, l'angoisse face aux problèmes psychologiques, sexuels et religieux.

 

  • Pas de ventre, peu de fesses, peu d'animaux…

     

  • La sculpture semble partir des formes de la roche. La pierre engendre l'artiste.

     

Actions Caverne. Chez Gaëlle Chardon, "La Roche" 49350 St Georges des sept voies.